"Le diamant est un bon investissement alternatif à l'or"

October 8, 2015

Très bon article retrouvé sur le site du magasine Capital qui interview Joseph-Alexandre Riachi, spécialiste dans l'investissement du diamant. Il revient sur les nombreux avantages offerts par le diamant d'investissement, une valeur refuge qui constitue une alternative à l'or. La pierre bénéficie d'une croissance de la demande structurellement supérieure à celle de l'offre, compte tenu de contraintes au niveau de la production et de la stratégie de stockage des groupes miniers en période de crise:

 

Capital.fr : Le marché du diamant s'est bien repris depuis l'éclatement de la crise financière…

 

Joseph-Alexandre Riachi : Pendant la crise, la demande de diamants avait plongé de 40%, plombée par le net recul des achats aux Etats-Unis, le premier consommateur mondial. Les cours des grands producteurs avaient alors été affectés, mais ils ont stocké afin de réguler le marché et éviter des variations de prix trop importantes. La montée en puissance de la demande en provenance des pays émergents ces dernières années a aidé le diamant à traverser la crise.

 

Capital.fr : Y a-t-il un cours officiel du diamant, comme pour l'or ?

 

Joseph-Alexandre Riachi : L'indice Rapaport fait office d'étalon. Il fait le constat des ventes réalisées en Bourse sur la semaine écoulée, ce qui donne un prix de la pierre, en dollars, hors taxe.

 

Capital.fr : Est-ce un placement traditionnellement volatil, à l'instar du métal jaune ?

 

Joseph-Alexandre Riachi : Le diamant est moins volatil, moins spéculatif que l'or. Il est régi par la demande en bijouterie. C'est un marché réel, sain…

 

Capital.fr : Quels sont les avantages présentés par l'investissement en diamants ?

 

Joseph-Alexandre Riachi : Il concentre beaucoup de valeur pour un volume réduit et permet de sortir son argent du système bancaire, dans un contexte incertain. Il peut être considéré comme une devise alternative. Il est transportable, contrairement à l'immobilier, un autre actif tangible, ce qui est pratique en cas de grave crise. C'est un actif international, négociable dans le Monde entier, décorellé de l'économie d'un pays et qui ne sera pas affecté par la faillite d'un Etat. Même s'il est coté en dollars, le diamant n'est pas adossé à des monnaies, contrairement à l'or. Tout comme le métal jaune cependant, il offre une protection contre l'inflation. Inaltérable, il ne nécessite aucun suivi particulier, contrairement à un appartement, qu'il faut entretenir. Il ne supporte pas de frais de gestion, hormis ceux d'un coffre fort. C'est aussi un investissement plaisir, liquide, assorti d'une fiscalité intéressante…

 

Capital.fr : Quelle est la taxation des plus-values sur le diamant ?

 

Joseph-Alexandre Riachi : Les investisseurs doivent payer une taxe de 34,5% sur le montant de la plus-value, avec un abattement de 5% par année de détention. La plus-value est non imposable après 22 années de détention. Alternativement, un investisseur pourra s'acquitter de ses obligations fiscales à la revente en payant au trésor public 6,5% du montant de la cession, un taux d'imposition plus avantageux que pour l'or.

 

Capital.fr : A quoi reconnaît-on un diamant de qualité ?

 

Joseph-Alexandre Riachi : Il doit avoir une couleur située entre Det H, une belle clarté (c'est-à-dire sans aucune inclusion ou presque) située entre IF et VS2, une très belle qualité de coupe, de symétrie et de polissage, ainsi qu'une fluorescence nulle. Le diamant ne doit pas être une pierre améliorée (commentaire sur le certificat, NDLR), qui justifierait une décote de 30% à 40% par rapport au prix Rapaport.

 

Capital.fr : Quelles sont les conditions d'un bon investissement en diamant ?

 

Joseph-Alexandre Riachi : Le diamant doit être de qualité, rond, s'être valorisé de plus de 6% par an en moyenne, être acheté à la cote Rapaport, et certifié et scellé par le laboratoire de gemmologie Gemological Institute of America. Mieux vaut avoir un interlocuteur en face de soi pour acheter… Dans une logique patrimoniale, nous conseillons d'investir 20% de ses liquidités en diamants.

 

Capital.fr : Quelles sont les perspectives de l'offre et de la demande ?

 

Joseph-Alexandre Riachi : La demande de diamants taillés progresse 2 fois plus vite que l'offre, qui n'augmente que de près de 3% par an en moyenne. L'offre est contrainte, car les découvertes de nouvelles mines tendent à se raréfier, tandis que les mines existantes s'épuisent peu à peu. De plus, en cas de crise, les groupes miniers préfèrent stocker pour maintenir des prix intéressants pour eux. Pour ce qui est de la demande, jusqu'à l'éclatement de la crise financière, les Etats-Unis représentaient 40% de la consommation mondiale. Depuis, la part de la demande en provenance de Chine a beaucoup augmenté.

 

Propos recueillis par Nicolas Gallant

 

© Capital.fr

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